Chronique Rencontres : »Il n’a pas payé l’addition au premier rendez-vous : simple oubli ou vrai signal d’alarme ? »

DATING FORUM : »Un signal d’alarme à ne pas ignorer »

La question

Une lectrice de 20 ans, fidèle du courrier depuis la 8e année (l’équivalent de la 4e/3e), raconte sa mésaventure lors d’un rendez-vous galant. Elle est sortie avec un jeune homme de 26 ans dans un lounge. La soirée s’est bien passée : conversation agréable, deux Coca light commandés. Elle n’a pas ressenti d’attirance immédiate mais aurait été ouverte à un second rendez-vous. Problème : au moment de l’addition, son cavalier n’a tout simplement pas payé. Ses parents, qui connaissent la famille du jeune homme, refusent de la croire et l’encouragent à le revoir. Lui aussi souhaite un second rendez-vous. Elle se retrouve désemparée face à cette situation.

La réponse de Baila Sebrow

Baila commence par exprimer combien cette lettre l’a touchée, saluant le chemin parcouru par la lectrice, de collégienne lisant la chronique à jeune adulte confrontée à ses propres questions de couple.

Elle salue d’abord la maturité de la jeune femme : accepter un second rendez-vous malgré l’absence de « coup de foudre » est souvent la marque des unions durables, l’attirance pouvant se construire avec la connexion émotionnelle.

Puis vient l’incident de l’addition. Baila avoue avoir dû relire la lettre tant le fait l’a surprise, avant de rappeler que ce type de comportement porte un nom : le « dine and dash » (partir sans payer). Ce n’est pas un simple manque de savoir-vivre, mais un acte qui fait peser une perte financière sur autrui.

Elle partage une anecdote personnelle similaire : lors d’un Shabbaton, deux femmes avaient tenté de négocier abusivement le tarif d’inscription avant l’événement, arguant que « la nourriture était de toute façon déjà cuisinée ». Face au refus de l’organisateur, elles se sont malgré tout présentées et installées sans payer. Par respect du Shabbat, l’organisateur ne les a pas renvoyées publiquement, mais elles ne l’ont jamais remboursé après coup. Cette histoire illustre selon elle une mentalité problématique : « quelqu’un d’autre a déjà payé, alors pourquoi pas moi ? »

Baila insiste : la manière dont une personne gère les petites choses — la ponctualité, le respect envers le personnel, un simple « merci », et donc l’addition — en dit souvent plus long que les grands gestes. Elle tempère toutefois : elle offre au jeune homme le bénéfice du doute (distraction, inexpérience, malentendu sur qui devait régler) et rappelle qu’un incident isolé ne suffit pas à définir tout un caractère.

Concernant les parents qui doutent d’elle parce qu’ils connaissent la famille du garçon, Baila rappelle une leçon apprise après des décennies d’accompagnement de célibataires : une excellente famille peut très bien élever un enfant capable de mauvais choix individuels. Elle encourage la lectrice à faire confiance à ce qu’elle a elle-même observé.

Son conseil final : ne pas forcément fermer la porte, mais si un second rendez-vous a lieu, aborder directement l’incident et observer sa réaction. Prend-il ses responsabilités et propose-t-il spontanément de régler la note en retard ? Ou minimise-t-il, voire tourne-t-il la chose en dérision ? Cette réaction révélera son véritable caractère.

Elle conclut sur une note plus large : au-delà du prix dérisoire de deux Coca light, c’est l’intégrité qui est en jeu. Quand la beauté s’efface et que les conversations s’achèvent, c’est le caractère qui demeure — et le caractère, dit-elle, n’a pas de prix.

Voici la traduction en français :

Baila Sebrow est présidente de Neshoma Advocates, chargée des communications et du recrutement pour Sovri-Beth Israel, directrice exécutive de Teach Our Children, ainsi que shadchanit (marieuse) et consultante en shidduch. Baila produit et anime également le podcast The Definitive Rap pour 5townscentral.com, vinnews.com, Israel News Talk Radio, et WNEW FM 102.7 FM HD3, ainsi que sur listenline & talklinenetwork.com. Vous pouvez la contacter à l’adresse Bsebrow@aol.com.